Mêlant patrimoine et vie de quartier, le centre-ville de Saint-Germain-en-Laye conserve une échelle humaine. Il se caractérise par une multitude de places, cours et passages qui offrent au visiteur un parcours varié et surprenant.

Saint-Germain-en-Laye
Clos Saint-Louis

H687
Lieu : Saint-Germain-en-Laye (Yvelines 78)
Calendrier : Chantier en cours, livraison prévue 2027
Maîtrise d’ouvrage : Ogic, Marignan, Sodes
Maîtrise d’oeuvre : Atelier Herbez + Bechu & Associés
Paysagiste : Agence Laure Planchais
Co-contractants : Buchet, Amodev, B&C Associés, Namixis, Volume ABC, Oasiis, Artelia, Urbacité, Betom, KerExpert, Salto, InnovationFluides
Type de mission : conception
Surface & programme : 53 865m2 SDP (30 990m2 SHAB) de 400 logements, commerces et équipements
Montant des travaux : 100M € HT
Labels & certifications : HQE BD 2016, NF Habitat HQE très performant, Biodivercity, BREEAM, E3C1

Le centre-ville de Saint-Germain-en-Laye se caractérise par une multitude de places, cours et passages qui offrent au visiteur un parcours varié et surprenant. L’implantation des constructions est inspirée du centre historique de Saint-Germain-en-Laye, jouant sur les angles, les percées et les lignes de fuite. Elle met en scène les monuments tout en créant un nouveau quartier apaisé, accessible uniquement aux piétons et aux deux-roues non motorisés. Il s’agit de rappeler les rues piétonnes du centre-ville de Saint-Germain-en-Laye et d’inscrire le projet dans une démarche éco-responsable, privilégiant les transports non polluants. Le projet propose l’aménagement de cinq places généreuses qui assurent des fonctions urbaines classiques de liaison et de pause.

En plus de son rôle d’entrée de ville, l’îlot des Châteaux d’eau fait le lien entre le tissu urbain existant et le quartier en devenir. Les trois entités qui le composent disposent chacune d’une volumétrie capable de témoigner d’un caractère architectural singulier. La forme des châteaux d’eau d’abord, est un élément marquant du paysage saint-germanois, allant jusqu’à lui conférer son identité. Le bâtiment de l’hôtel quant à lui reprend l’écriture faubourienne de la rue Léon Désoyer, et enfin l’architecture du cinéma s’inspire des anciennes casernes, tout en conservant l’échelle d’un cinéma de quartier. Afin de créer une unité au sein de l’îlot, l’ensemble des trois volumes est relié par une canopée de cuivre à rez-de-chaussée. Ce socle transparent renvoie une image aérienne et contemporaine de l’ensemble des constructions de l’îlot, tout en mettant en évidence le patrimoine architectural du site. Un square public vient ensuite se développer au pied des nouvelles constructions.

Les façades reprennent notamment l’ordonnancement classique. Le soubassement, l’entresol, le corps de bâtiment et le couronnement sont soulignés par l’utilisation de modénatures contemporaines en pierre ou en brique, accompagnés d’un rythme et d’un calepinage régulier. Les volumes sont traités principalement en pierre, faisant écho aux pavillons Lamant et Gérard mais une touche contemporaine est apportée dans l’appareillage de ces matériaux traditionnels.

Perspectiviste : Kreaction