
La reconversion du site, anciennement exploité par Sanofi, s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire visant à recycler les matériaux des constructions existantes.
















Bagneux
Logements rue des Blains
H421
Lieu : Bagneux (Hauts-de-Seine 92)
Calendrier : Livré en 2020
Maîtrise d’ouvrage : Bouygues Immobilier
Maîtrise d’oeuvre : Atelier Herbez + Fresh Architectures
Co-contractants : PCE Tech, Pouget Consultants, Bourgois Structure, Impédance, Berim, ECAU
Type de mission : conception
Surface & programme : 11 800m2 SDP de 193 logements (10 763m2 SHAB)
Montant des travaux : 16.9M € HT
Labels & certifications : RT2012, H&E Profil A
Compte tenu du contexte écologique actuel, il était pour nous primordial de privilégier le démontage et le recyclage des matériaux existants, plutôt que d’opérer une simple démolition. Une méthodologie a donc été instaurée dès le début du projet afin de répertorier les matériaux présents sur site, pour ensuite les valoriser en leur offrant une seconde vie.
Le projet, constitué de 193 logements, s’élève au plus haut en R+7 et dispose d’un système d’épannelage et de failles, faisant ainsi naître une skyline qui vient faire écho à la ville. Ces choix architecturaux permettent d’offrir des logements aux qualités remarquables, grâce notamment à un apport de lumière important. Conçu comme un volume unique, un jeu de textures est employé sur son enveloppe, afin de marquer ses différentes entités. Au premier plan, les façades sont habillées d’une brique sablée, tandis que celles en retrait sont recouvertes d’un béton lasuré.
Les huit cages d’escalier dont est constitué le projet, desservent à la fois des logements sociaux, des logements en accession, des logements familiaux et des duplex. Cette diversité typologique qui se lit sur le dessin des façades, témoigne des différents modes d’habiter qu’ils proposent. Le coeur d’îlot prend la forme d’un espace végétalisé ouvert sur l’urbain, qui protège l’intimité des habitants tout en apportant lumière naturelle, percée visuelle et lieu de convivialité. Son traitement en bandes –végétales, minérales et pavées– ménage des transitions douces entre les espaces privés et les espaces à vocation collective. Ces bandes, de hauteurs variables, proposent des axes de circulation ou des zones de détente respectueusement mis à distance les uns des autres.
La majorité des logements du rez-de-chaussée sont dotés de jardins privatifs. Ces derniers, séparés par des clôtures gagnées par la végétation, s’installent à la fois en coeur d’îlot, et en bordure ouest et nord du site. Une continuité visuelle est mise en place grâce à ces différents espaces verts, et aux failles dont est doté le rez-de-chaussée. Souhaitant enrichir le champ d’action du traitement végétal, le projet identifie les toitures comme des opportunités pour une proposition paysagère urbaine de qualité, au même titre que le coeur d’îlot. Ainsi, ces dernières sont, pour la plupart, végétalisées et traitées de façon à nuancer ou à magnifier la « skyline urbaine ».












Photographe : Vincent Mazet
